Voie de la Contemplation Sereine

Voie de la Contemplation Sereine – Assise Chan/Zen – 坐禅

Les pratique de l’illumination silencieuse et de l’introspection du HuaTou sont le cœur des pratiques de notre communauté.
Les pratiques du « Calme Corps-Esprit unifié » sont des pratiques essentielles et des préparations merveilleuses à la pratique du Zuo-Chan, qui elle nécessite d’aller au delà de l’unité du Corps-esprit… de les abandonner, de les tremper dans la rivière de l’ici et maintenant.

Notre nature originelle est pure et silencieuse. Notre « Coeur-Esprit » lui-même est la nature de Bouddha. Par la pratique du Zuo Chan, nous nous délestons de nos concepts, de nos attachements, pour résider dans la simplicité nue de notre Corps-Esprit.

Sans les éviter, ni les rechercher nous embrassons tous les phénomènes dans notre pratique. Revenant ainsi à l’ « Ainsité », la réalité nue. Il n’est pas question de combattre quoique ce soit. Mais, au contraire, de simplement s’asseoir dans la clarté de notre nature originelle, la nature de Bouddha, de tout notre être… sans intentions, peurs ou projections…

La pratique de l’assise Chan/Zen (ZuoChan), chère aux patriarches jusqu’à Huineng, fut ensuite pratiqué conjointement aux Gong-an (koans) et Hua-tou. C’est ce que nous appelons la pratique du « HuaTou sans-forme ».

Le HuaTou c’est : contempler intérieurement la « racine de celui qui récite et de celui qui entend » sans distinctions. Il s’agit de « tourner l’oeil de l’Esprit » vers l’intérieur et de contempler pleinement l’ « hôte insaisissable ».

Dans la lignée du Vénérable maître HsuYun c’est le HuaTou « Qui est-ce qui récite Amitabha? » que notre communauté maintient, pratique et partage.

Il est important, afin de ne pas cultiver cette pratique comme une illusion supplémentaire. Il est donc important de pratiquer sous la directions d’un ami dans le Dharma, d’un pratiquant expérimenté. Il est tout aussi important de comprendre que cette méthode emploie « une pensée unique » afin de disperser les pensées illusoires, une fois cette Cessation des pensées illusoires obtenues, il est impératif de sonder l’Esprit et de résider dans son aspect vaste et clair dés l’origine!

Cette pratique s’inscrit dans le cadre de la pratique régulière de la contemplation du Bouddha Amitabha et est un aspect important de nos pratiques. Elle ne constitue toutefois qu’un tremplin vers la Cessation des pensées illusoires afin de permettre la pratique de l’Illumination silencieuse, Mo-Chao (une forme de Zuo-Chan ou Zazen).

Les Hua-Tou sont important dans les enseignements du Vénérable Hsu-Yun, mais qu’entend t’on par pratiquer les Hua-Tou dans notre Sangha?

Placer tout notre être dans l’ici et maintenant, sans faire de séparations, tels est notre Hua-Tou.
Celui qui pratique et ce qui est pratiqué, sans distinctions.
Ainsi, nous plongeons dans les flammes de notre Hua-Tou, la « question sans question ».
L’abandon de tout notre être, de tout notre Corps-Esprit sans distinctions!
La, réside notre Hua-Tou
!

Notre petite communauté pratique le Mo-Chao Chan (Illumination silencieuse / jp. Zazen) et du Hua-Tou Chan (Wato Zen) telle qu’enseigné par les grands maîtres de notre lignée. Ainsi, notre Hua-Tou n’est pas quelque chose que l’on se rajoute comme un poids mort qu’il faudrait supporter durant notre pratique. C’est au contraire le lâcher prise du Corps et de l’Esprit en Unité, sans préméditations ni peurs!

C’est simplement l’abandon dans l’assise, l’abandon dans la simplicité de l’ « Esprit qui précède la Pensée », le Zuo-Chan royal.

Notez que ces pratiques de l’ « Esprit qui précède la pensées » furent particulièrement bien préservées et enseignées au japon par le Vénérable Dogen Zenji sous le nom de Shikantaza (simplement s’asseoir). Elle est également préservées sous d’autre forme, dans d’autre culture et écoles comme dans le subitisme de la « non-méditation du Mahamudra » indien puis tibétain. Tout comme dans les doctrines de la Claire Lumière du Dzogchen des traditions Nyingmapa et Bönpa, ou encore dans la doctrine, moins connue, du Mahachinacara (Grande Voie chinoise).

Toutes ses doctrines ont un gout commun, celui de l’expérience de l’unité du Corps et de l’esprit dans un lacher-prise qui les dépassent!

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